Ne réduisons pas les retraités à leur passé. Bien sûr il n’est pas inutile de rappeler leur apport au développement de notre pays. Ils ont non seulement beaucoup travaillé, mais ils ont aussi fait face et contribué à des transformations profondes de notre économie. Il faut surtout dire (et redire) que, même s’ils ne sont plus en activité, ils restent au cœur de la vie de la société, que ce soit par leur participation à la vie familiale, à la vie associative ou à la vie civique. Proches de leurs enfants et petits-enfants dont ils s’occupent très souvent, ils peuvent aussi être concernés par la perte d’autonomie de parents plus âgés. A titre d’exemple, 55% des aidants familiaux sont retraités. Très engagés dans le monde associatif, ils sont selon la Fondation de France, 30 à 35% des bénévoles actifs, voire 50% dans certaines associations culturelles, de loisirs ou sportives. Au niveau de la vie civique, ils ne sont pas moins engagés et près de la moitié des conseillers municipaux ruraux sont des retraités, alors que 20 à 25% des conseillers départementaux et 15 à 20% des conseillers régionaux le sont. Toute cette activité représente un apport considérable à la vie de notre pays. Il est difficile à chiffrer, mais il ne doit pas pour autant être ignoré. Les retraités ne sont pas un poids pour la société ! Ils ont mérité leur retraite par leur travail, ils méritent aujourd’hui d’être reconnus pour ce qu’ils apportent.

Hervé de Villaine, vice-président