L’Édito du président de Mars 2026 

Après les déclarations tonitruantes de leur président, les USA massent leurs forces navales dans le golfe persique pour contraindre le gouvernement iranien à abandonner ses projets d’acquérir l’arme nucléaire. Mais, pas plus qu’au Vénézuela, Téhéran ne basculera dans la démocratie sans aide extérieure. Les milliers d’iraniens abattus par les gardiens de la révolution ne changent pas la donne.

La force prime désormais le droit pour légitimer les ambitions expansionnistes des Russes et des Chinois. Quant à l’Europe, empêtrée dans ses contradictions et sa vassalisation aux USA, elle peine à devenir ce bloc indispensable aux équilibres planétaires.

Cependant, on ne pourra pas reprocher à la France d’essayer de fédérer les énergies pour le constituer, ne serait-ce qu’en proposant à ses partenaires d’élargir le champ de sa dissuasion atomique au-delà de ses frontières.

L’Europe de la défense reste à construire. Pour l’heure, l’U.E. ne forme pas au sein de l’OTAN puisque nos amis du vieux continent européen restent « biberonnés » et dépendants des Américains.

Dans ce contexte, une plus grande coordination et intégration des industries de défense européennes est indispensable et urgente. 

Bien évidemment, cette situation géopolitique a des répercussions sur les efforts budgétaires à consentir en matière de défense pour renforcer notre arsenal et nous préparer défis à venir. Le gouvernement a finalement bouclé son budget dans la douleur. Un budget ni de droite ni de gauche, mais de gauche et de droite. C’est un compromis qui ne dit pas son nom et qui ne satisfait personne.

Pendant que les députés « animent » les réseaux sociaux et les chaînes d’information en continu, l’ouest de la France est sous les eaux. Ce qui n’empêche pas que la violence de certains propos et les appels réitérés à la résistance, voire à la révolte, constituent un carburant pour des groupes de jeunes identitaires agressifs, qui sèment le désordre – et parfois la mort – dans les universités.

Si ces questions relèvent du pouvoir régalien de l’Etat, l’insécurité, les problèmes sociaux, le logement et l’environnement relèvent aussi de celle des maires.  

Les élections de ce mois de mars seront l’occasion de doter nos municipalités d’édiles de bonne volonté qui auront pour seule boussole l’intérêt de leurs administrés plutôt que celle de leurs partis.

Aux électeurs de faire le bon choix !.

Gérard ANDRE