L’Édito du président – Mai 2026  

Guerre ou pas guerre

En Iran, la France n’est pas en guerre, mais les français en paient la facture à la pompe. Elle est néanmoins présente en vertu des accords de défense passés avec plusieurs pays du Golfe à qui elle prête assistance. Elle s’engagera peut-être demain dans le cadre d’une coalition pour rétablir la circulation des navires dans le détroit d’Ormuz.

Pendant que les américains et les israéliens bombardent en Iran, les iraniens bombardent les bases américaines dans le golfe. Les objectifs de guerre US ne sont toujours pas atteints et les négociations en cours pendant le cessez-le-feu semblent être vouées à l’échec. Les gardiens de la révolution ne sont pas anéantis et détiennent toujours le pouvoir. Ils considèrent qu’ils ont déjà gagné contre la force militaire américaine. Le peuple iranien attendra. 

Au Liban, nation amie de la France, nos militaires français de la FINUL sont aussi présents comme notre flotte prête à intervenir en cas de besoin au large du Proche-Orient. Mais la voix de la France n’est pas suffisamment audible pour peser dans ce conflit. Face aux attaques de Hezbollah, que l’armée libanaise n’a pas été capable de désarmer, Israël défend son existence. Il est plus facile de dénoncer les crimes de guerre que de ramener la paix.

D’autant que pendant ce temps, la Russie poursuit ses frappes sur les infrastructures ukrainiennes, grignote du terrain et russifie les territoires conquis dans le Dombass dans l’indifférence générale. On s’habitue à tout. Alors que le danger guette comme le rappelle le général MANDON, chef d’état-major des armées : la Russie reste notre ennemi potentiel.

En conséquence, la France doit rapidement renforcer son outil de défense pour se préparer à un conflit de haute intensité. L’Otan est en mort cérébrale a déclaré le Président MACRON.

 Devant l’incertitude d’un engagement américain pour défendre ses alliés européens, l’Europe de la Défense a du plomb dans l’aile. Les coopérations européennes en matière d’armement montrent leurs limites et à part de bonnes intentions, nos amis européens continuent d’acheter des armes américaines empêchant toute interopérabilité entre les différents matériels respectifs.

Mais la guerre est aussi dans nos villes et nos campagnes. C’est la guerre à mener inlassablement contre le narcotrafic, les discriminations, l’antisémitisme et l’antisionisme, la criminalité et les violences de toute nature, la désinformation …

Les récentes élections municipales ont occulté quelque peu les problèmes planétaires pour retrouver les bonnes vieilles querelles partisanes avec leur lot de postures idéologiques qui ont souvent remplacé les programmes. Souhaitons que la campagne de la présidentielle qui a déjà commencé ne se transforme pas en un combat de coqs ni en une guerre de partis. Les français veulent être écoutés et entendus, il veulent de la sécurité et de l’espoir pour des jours meilleurs, sans sectarisme ni démagogie et sans promesses intenables.

Gérard ANDRE, président national